Ch. Oudiette

Le département de la Dyle

p. 101-102
Lembeek Lennick-Saint-Martin (commune)

LENNICK-SAINT-MARTIN, canton dans la partie occidentale du département de la Dyle, limitrophe au département de l’Escaut, par lequel il est borné à l’Ouest.

Il est l’un des plus étendus du département de la Dyle ; sa plus grande longueur est de trois lieues et demie, quant à sa largeur, elle est inégale par tout, et elle ne peut être appréciée du fort au faible, qu’à environ deux lieues.

Il tient au Nord-Est aux cantons d’Assche et d’Anderlecht, au Sud-Est, à celui d’Uccle, au Sud, à celui de Halle, et dans une petite partie au Sud-Est au canton d’Hérinnes. [p. 102]

Il n’est traversé par aucune chaussée ni rivière ; la chaussée de Mons à Bruxelles lui sert en partie de limites au Sud-Est, et la Dendre le sépare également en partie du département de l’Escaut.

Il comprend quatorze communes qui sont,

Savoir :

LENNICK-St.-MARTIN, chef-lieu ;
Audenaeken ;
Berchem-St-Laurent ;
Borgt-Grave ;
Elingen ;
Gaesbeek ;
Goyck ;
Lennick-St.-Quentin ;
Lerbeek ;
Liedekerke ;
Lombeeke
(Nôtre Dame) ;
Paemele ;
St.-Pierre-Leeuw,

Et Strytem.

Population.

Environ treize mille six cents ames.

Productions.

Ce canton est l’un des plus fertiles du département de la Dyle, dans un pays plat ; il produit dans toute son étendue et avec une égale abondance du froment, du seigle, de l’orge, de l’avoine et du sarrazin, le colzat, le houblon, le lin et le chanvre s’y trouvent en plus grande quantité que dans les autres cantons des environs ; il y a aussi beaucoup de prairies, pâturages et bois.

Industrie et Commerce.

L’industrie et le commerce dans ce canton ont pour objet principal, la toile qui se fabrique dans toutes les communes qui le composent, provenant du lin et du chanvre qu’on y cultive.

Il y a environ quarante brasseries dans toutes ces communes et vingt genièvreries.

Les habitans ne sont occupés d’ailleurs que de l’agriculture.

Suppressions.

Le canton de Lennick-St.-Martin, formé d’une partie du ci-devant duché de Brabant au quartier de Bruxelles, avait avant la suppression du clergé treize paroisses et une annexe.

Un couvent de Carmes, nommé Muylen, sur la ci-devant paroisse de Liedekerke,

Et un prieuré de filles de l’ordre de St. Benoît, nommé petit Bigard, sur celle de St. Pierre Leeuw.

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