Ch. Oudiette

Le département de la Dyle

pp. 1-2
Aerschot ou Arschot (commune)

AERSCHOT ou ARSCHOT, canton à l’une des extrémités septentrionales du département de la Dyle, sur les confins du département des Deux-Nèthes, par lequel il est borné au Nord.

Il tient à l’Est au canton de Montaigu, au Sud-Est et au Sud-Ouest à ceux de Glabbeek et d’Hérent, et à l’Ouest à celui d’Haegt.

Sa forme, presque carrée, lui donne deux lieues et demie de l’Est à l’Ouest, et environ trois lieues du Nord au Sud.

Il est traversé par l’une des chaussées qui conduisent de Louvain à Diest, et par la rivière de Demer, qui commence à être navigable à une lieue au-dessus de cette dernière commune, jusqu’à sa jonction à la Dyle.

Il comprend douze communes qui sont,

Savoir :

AERSCHOT, chef-lieu ;
Beggynendyck ;
Betecom ;
Cortryck ;
Dutzeel ;
Gelderode ;
Hautwaert ;
Langdorp ;
Nieuwrode ;
Rillaers ;
St.-Pierre-Rhode,

Et Wesemael.

Population.

Environ douze mille ames.

Productions.

Toute la surface de ce canton est variée par des montagnes qui ne sont pas fort élevées, et dont la plupart sont couvertes de bois, parmi lesquels on distingue quantité d’arbres de sapin : l’exploitation qui s’en fait tous les ans est assez avantageuse pour qu’elle puisee être regardée comme une branche de commerce importante.

Ces bois entremêlés de bruyères qui représentent en général un [p. 2] terrain peu fertile, font que l’on ne peut pas considérer les productions de ce canton comme abondantes en grains, tels qu’en froment, seigle, orge, avoine, etc. ; le froment surtout y est d’un très-modique rapport ; les prairies et pâturages n’y étant étendus que le long de la Demer, et se trouvant en divers endroits spongieux, marécageux et de nature de tourbe, rendent ces productions à peine suffisantes pour la consommation des habitans de ce pays.

Comme les propriétés y sont extrêmement divisées, on remarque, outre les hameaux et fermes isolées qui font partie des communes de cet arrondissement, beaucoup de maisons de cultivateurs séparées les unes des autres sur la campagne, et c’est dans les lieux où elles sont situées que le sol est plus fertile, de même que les prairies, notamment sur le territoire d’Aerschot et sur ceux adjacens à la Demer.

Il y a des étangs sur plusieurs communes ; on y tire de la tourbe, particulièrement sur celle de Gelderode.

Industrie et Commerce.

Il n’y a d’autre industrie et commerce dans ce canton que l’exploitation du bois de sapin. La charpente qui en provient est transportée sur la Demer, et de-là en Hollande.

Cette partie occupe quantité d’ouvriers, et le même genre de commerce a également lieu dans le canton de Montaigu, qui est joignant celui-ci.

Il y a dans les différentes communes de ce même canton huit brasseries et quatre genièvreries.

Suppressions.

Le canton d’Aerschot, formé d’une partie du ci-devant duché de Brabant, au quartier de Louvain, avait avant la suppression du clergé dans la Belgique neuf paroisses, y comprise celle du chef-lieu, avec une collégiale.

En outre, les monastères dont la dénomination suit :

Savoir :

Un couvent de Capucins ;
Un de Bogards ou Cordeliers ;
Un prieuré de filles de l’ordre de St. Augustin ;
Un couvent de Sœurs hospitalières,
Et un Béguinage.

Le tout dans la ci-devant paroisse d’Aerschot.

Il y avait aussi une abbaye de filles de l’ordre de Cîteaux, nommée Vrouwe-Perck ou Parc-des-Dames, sur la ci-devant paroisse de Wesemael. [p. 3]

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